Le virtuel et moi… Et nous.

Je sais, j’écris peu. Mais il n’en reste pas moins que parfois, j’ai des choses à dire.

Nous vivons à une époque connectée. Je n’aime pas les objets connectés en tous genres mais je suis bien utilisatrice de mon smartphone.

J’apprends à mes enfants la prudence sur le net. Du moins, mon Homme et moi faisons notre possible pour qu’ils soient conscients des dangers. On est des geek gamers ici. Le virtuel, ça nous connait. C’est pour ça qu’on insiste. Et il y a des ratés car cumuler adolescence, interdits et prudence, c’est pas inné.

Mais là, c’est d’adultes dont je veux parler.

Je me suis inscrite il y a un mois dans une communauté en ligne. Le point commun ? Toutes des femmes, maman pour la plupart, voulant parler sans tabous. Forcément, ça a parlé de cul, de mecs, de nos problèmes quotidiens. J’ai bien ri. Souvent.

Et là, un jour, je leur dis que mon ex me gave. Sans autres détails. Juste comme ça. Un peu comme si j’étais rentrée après une dure journée de boulot.

Et on m’a demandé des détails. Pluuuuus de détails. J’ai refusé, en évoquant mon droit de ne pas tout dire devant 1300 inconnus, sur le net.

Du coup, les frustrées de la psycho de comptoir ont dit que sans détails, mon histoire n’existait pas. Que je DEVAIS tout dire sinon j’étais mythomane.

C’est moche la vie par procuration.

J’ai quitté la communauté.

Je ne dois rien. Si je vous écris, que vous me suivez, que je partage des fois des pans de vie… Ça ne veut pas dire que je vous invite à être mes colocataires et à tout savoir de ce qui se passe dans ma vie, ma cuisine ou ma chambre à coucher.

Les consignes que je donne à mes enfants, je les suis aussi. Pas toutes car je suis adulte. Mais j’en suis.

Il y aurait pu avoir un ex dans ce groupe, ou sa nouvelle copine. Ou sa mère. Et là, en donnant des détails précis en public, chose que ces dames exigeaient, j’aurais été punissable par la loi.

J’aime partager avec vous. Certains contacts virtuels (mon Homme par exemple) sont devenus mes plus belles rencontres.

Mais dites-vous que de nos jours, n’importe qui peut se cacher derrière un écran. Donner des détails à 1300 personnes, c’est et ça restera irresponsable.

Et je ne le suis pas.

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Egalité, mon cul !

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Hé oui les amis, je commence mon retour sur la toile par de la vulgarité gratuite.

Il y a certaines choses qui me font bondir, je me dois donc de réagir. Je vous mets deux exemples, vous comprendrez aisément.

  1.  Ma meilleure amie a une passion. Une vraie. Qui prend du temps et pour laquelle elle est reconnue, tant elle est douée. Ceci dit, depuis des années, elle essuie sans arrêt des commentaires du genre « mais si tu fais ça, tu délaisses ton mari/enfants/jardin/maison/perroquet/couple ». Il y a encore des gens qui croient que pour être un couple épanoui, il faut que madame reste à la maison toute dévouée sans aucun centre d’intérêt personnel et n’avoir pour seul épanouissement personnel le bonheur des siens. Oui oui, au 21ème siècle. Sérieusement…. elle devrait tout laisser tomber, sous prétexte que son mari doit s’occuper des enfants à sa place ? Et si cela lui permettait justement de mieux s’en occuper ? Car elle a fait ce qu’elle aime et profite de chaque moment avec eux ? Et si son mari était suffisamment intelligent pour comprendre ça sans râler que parfois il en fait plus ?

2. Mon Homme. C’est un homme fantastique. Qui me fait le petit-déj au lit après quelques années de couple. Qui fait le ménage mieux que moi. Qui aide aux devoirs, fais mes comptes parce que bon, je suis pas douée en chiffres. Il est geek, gamer, casanier. Ouais. Il est aussi un fantastique beau-père au foyer… Il n’y a pas de « ce t-shirt n’est pas lavé et j’en avais besoin » car la lessive est à jour. Il n’y a pas de « j’ai oublié de payer ce truc » car c’est fait. Il n’y a pas de « j’ai fait la vaisselle pour t’aider » car on n’aide pas, on fait chacun notre part et sans tournus. Il râle oui, des fois, parce que celle qui laisse traîner une chaussette c’est moi. Il a son caractère (et encore, vu le mien…) mais il est aimant, présent, câlin, responsable, drôle et fichtrement beau en plus et il trime vraiment pour nous offrir cet équilibre. Et vous savez quoi ? il essuie sans arrêt des critiques de type « Et sinon, pour de vrai, tu vas bosser quand ? » parce que pour la société, il ne prend pas assez soin de nous et ne nous aime pas s’il ne ramène pas les euros qui nous font manger. Mais putain quelle belle connerie !

 

Je ne suis pas partisane de l’égalité. Homme ou femme, nous avons des qualités qui nous sont souvent propres, des capacités qui nous sont propres. Perso, j’ai besoin d’un homme fort, avec des muscles, prêt à en découdre pour nous défendre si le besoin se montre. Je parle en son nom mais je suis sûre (enfin, mon chéri, corrige si j’ai faux) qu’il a besoin d’une femme douce, qui soit féminine mais ait des loisirs, qui ne le colle pas mais soit aimante… qui n’essaie pas d’être aussi forte que lui mais qui puisse l’épauler quand lui en a besoin.

L’égalité, je m’en contre-fous. Mais l’équité par contre… me parait essentielle, vitale et non négociable. Et c’est là que la société a du boulot. Equité de salaire en cas de tâche semblable (et vraiment semblable). Un pote m’a dit un jour « je suis paysagiste, j’aime pas les collègues femmes car elles demandent toujours un coup de main pour un truc par manque de force et je perds du temps » ça n’a rien de macho, c’est un fait. Mais le même m’a dit un jour « putain je suis impressionné, y a une petite nana au boulot qui a sorti une tondeuse à bout de bras, sans rien demander et qui fait le même taf que moi, sans un seul coup de main… respect ! elle doit faire ta taille à tout péter, j’espère qu’ils lui donnent le même salaire que moi ! »  et paf, il a raison. Tâche égale.

Je ne dis pas qu’il faut plus filer de coup de main au boulot hein… mais je suis pour l’équité et non l’égalité. Oh j’en ai vu des « je gagne 30%¨de moins que mes collègues masculins pour exactement le même job ». Le dernier patron chez qui j’ai vu ça, j’ai claqué la porte au nez et il s’est même pris une claque de ma part (ouais en vrai, j’ferais plus ça maintenant mais j’avais 20 ans et j’étais furax) cela ne l’a pas empêché de me réembaucher 2 ans après et avec le même salaire que mes collègues masculins.

Et avec mes deux exemples, on voit bien que l’équité… c’est pas gagné.

Dans les deux cas, y a du  boulot à faire pour effacer ces mentalités à la con, dignes de notre plus grand héritage générationnel et du matraquage auquel on a droit.

Ce matin encore, j’ai vu une couverture de magazine sportif, tout ce qu’il y a de plus officiel, mettre le cul d’une joueuse en string en photo. Non mais je dis quoi à mon ado, qui aime ce sport ? C’est un magazine pour faire bander, maintenant ? On mettra jamais la même couverture (et par pitié, ne le faites pas, un mec en string c’est tout pourri) avec un mec. Pourquoi oser ?! Pour vendre ?

Les résultats fantastiques des sportifs émérites que compte la France… devraient être suffisants ! C’est pareil pour homme/femme.

 

Bref. Réfléchissez-y, aussi quand vous parlez à vos gamins. Ne perpétuez pas cette tradition du « la femme à la maison, le mec ramène la tune » dans les deux cas, ça fait des abrutis une fois grands. Et merci d’avoir tout lu (enfin j’espère)

Plus de ça, moins de ça… 2017, on est là !

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2016, sérieusement, t’as été pénible. Non mais vraiment ! On tente tous de faire de notre mieux, souvent on foire nos buts, on chute, on trébuche… mais comme on dit, 7 fois par terre ? 8 fois debout !

Reste que cette année, j’ai entendu tellement de choses qui ne devraient même pas avoir le droit d’être dans la tête de gens prônant l’égalité, l’équité ou tout autre équivalent.

Puisqu’on est chez moi, je ne vous parlerai que de chez moi (ou presque car me connaissant, je vais me disperser avant la fin de l’article)

Je suis probablement la pire ménagère que la Terre n’ait jamais connu. Je ne sais pas faire mon ménage, je suis désorganisée pour les lessives, j’ai pas une once de patience pour des devoirs, je ne pige pas un exercice de maths fait pour un enfant de 10 ans et en prime, j’oublie mes factures et tout ce qu’il y a d’important à faire. Non mais vraiment, femme au foyer, c’est pas fait pour moi. Heureusement que de nos jours, il y a le partage des tâches ménagères et que les hommes modernes s’y plient de bonne grâce !

Parlons-en, de ces hommes modernes. Messieurs, je vous admire. Vous devez en permanence être des surhommes. La société attend de vous que vous soyez tendres, courageux, forts, doux, patients, durs, intransigeants, diplomates, romantiques, virils, attentifs, un brin jaloux, attentionnés, que vous rameniez des sous, que vous vous occupiez des enfants, que vous fassiez carrière, que vous soyez l’homme idéal pour votre petite femme. Ouais ! tout ça en même temps ! Et croyez-moi, j’en connais pas mal qui le font et à merveille… dont le mien.

Sauf que le mien a été critiqué toute l’année car « il ne bosse pas » Ouais enfin, quand j’ai été presque 6 ans au foyer, on ne m’a JAMAIS dit « ah bon ? tu ne travailles pas ? tu fais rien ? » bon… pour tout dire, ce genre de propos avec moi, c’est dangereux, enfin vous pouvez les tenir si vous n’avez pas peur des Tsunamis. Lui a essuyé ces critiques toute l’année. Pourtant à la maison, il fait TOUT. Quand je dis tout, c’est tout hein: lessives, ménage, vaisselle, comptes, repas, paiements, devoirs des enfants quand ils sont là, leurs loisirs pendant les vacances… mes repas quand je travaille. Je rentre et je peux, les deux tiers du temps mettre les pieds sous la table. Quand ce n’est pas le cas, c’est uniquement car j’ai envie de cuisiner car ça, j’aime beaucoup. Même si j’adooore sa cuisine inventive.

Vous qui hurlez au sexisme ordinaire quand vous voyez des jouets « cuisine » pour les petites filles et des jouets « établi bricolage » pour les petits garçons… vous pourriez pas transférer ces injustices aux adultes et les combattre ? Allez faites-le sur 2017 !

Un homme au foyer ne fait pas « rien », il est chef d’entreprise, infirmier, psy, comptable, homme à tout faire, cuisinier, tout comme madame quand elle est à la maison. Il n’est pas moins viril pour autant. Il n’est pas moins Homme avec un grand H pour autant.

Ce n’est pas non plus être moins Femme que d’admettre qu’un Homme fait mieux les tâches qui nous sont assignées depuis la nuit des temps. L’égalité demandée va dans les deux sens. Je ne dis pas seulement ça parce que c’est mon homme, il y a pas mal d’hommes dans mon entourage qui commencent à envisager cette option et leurs femmes sont ravies de pouvoir envisager une carrière l’esprit tranquille. Rien que sur le quai, le matin, dans les frontaliers que je vois chaque jour, il y a 5 femmes dans le même cas que moi. Monsieur est au foyer, parfois depuis plus de dix ans, et tout roule !

Plus de compréhension. Moins de jugements. On y est ? Voilà voilà, 2017, tu peux arriver.

Je sais, cet article était moins gai que l’an dernier. Mais les jours avancent et les réflexions stagnent, je me devais de vous en fournir une ou deux, non ?

Ceci dit, je vous souhaite à tous, tout un chacun, une bonne et heureuse nouvelle année. Qu’elle soit riche, émouvante, inventive, aimante, communiante. Et si vous voulez penser à moi pour mes 40 ans, c’est en juillet. Ouais, 2017, c’est aussi ça. Même pas peur.