Distorsion temporelle…

Le temps est finalement quelque chose de psychiquement maléable, quand on y pense… Vous ne trouvez pas ?

1h avec mes enfants quand ils sont de bonne humeur et adorables = 5 minutes

1h avec mes enfants quand ils sont sur le point de se coucher et se tapent dessus, sont sur les nerfs = 4h.

1h à écrire, un soir d’inspiration = 10 minutes

1h à écrire, en étant coupée par le téléphone et diverses sources de perturbation = 1 siècle.

40 minutes de téléphone avec quelqu’un que j’aime = 5 minutes

5 minutes de téléphone avec quelqu’un qui me gonfle = 1h.

44 heures de week-end dans la bonne humeur et la complicité = même pas un après-midi.

6h à tenter de redescendre sur Terre et se remettre dans le bain = 3 jours.

Franchement, on m’a volé des heures, ce week-end. Je ne sais pas où elles sont passées. Tant de rires, de détente, de complicité, de blagues débiles, de discussions presque philosophiques, de beaux paysages et d’oxygénation, de vues à couper le souffle… Où donc sont passées ces heures ? Je l’ignore. Mais vous qui êtes chez-vous, regardez bien dans vos fonds de tiroir et sait-on jamais…

Et si le luxe, c’était le temps ? Pouvoir en faire ce qu’on veut, pouvoir râler qu’il passe trop vite, pouvoir profiter de chaque minute dans un autre cas… le temps, simplement ? Ce week-end, j’ai fait réserve de ces minutes, pour les distiller au compte gouttes dans mon esprit lors des plus longues minutes à douter ou être totalement dans le blues.

Le bonheur n’est qu’à quelques minutes de ma réalité, et ce plusieurs fois par jour. Et vous ?

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Humaine…

C’est vrai, ce n’était plus une fée. Elle avait rejoint le camp des mortels, avec son lot de désillusions et petits bonheurs. Pas une seconde elle ne regrettait son choix. Elle ne voyait plus de loups, les estimant trop toxiques pour son bien-être. Elle avait pris parti de côtoyer des gens positifs et posés. Qui savent où ils vont. Qui savent ce qu’ils veulent dans la vie. Pour leur présent. Pour leur avenir. De ceux qui n’ont pas peur d’être heureux. De ceux qui ne craignent pas d’avancer même si quelques fois, ça fait peur.

La quiétude.

Elle découvrait ce côté là d’elle-même. Elle ignorait pouvoir s’abandonner ainsi à la plénitude et au calme. Elle n’avait jamais réalisé que les capacités de douceur et de féminité qu’elle admirait chez d’autres, étaient en elle. Bien enfouis. Prêts à ressortir au bon moment. Elle apprivoisait lentement ce frisson permanent causé par le vertige des émotions vraies. Celles que l’on ne contrôle pas mais qui ne font pas de nous des soumis pour autant. Elle avait souvent le regard humide, simplement heureuse. Simplement prise au coeur par la puissance de qui était capable de la submerger sans la noyer.

Quelques mots résonnaient dans sa tête, comme si l’irrationnel prenait le pas sur sa réalité. Comme si les petites voix qui faisaient d’elle une fée, étaient restées en veilleuse jusqu’à ce qu’elle aille bien, pour de vrai. « J’ai confiance en toi. Et je t’aime »  Ce n’était pas anodin. Ce ne sont pas des mots que tout le monde peut prononcer. Elle en était bien consciente. Mais elle savourait l’ignorance. Le renouveau et ce silence… ce silence dans sa tête qui ne se posait plus de questions destructrices mais avait enfin choisi d’être une alliée. Quand l’ennemi se fait diffus, la tête et le coeur se réconcilient.

Elle devenait elle-même. Juste elle. Fragile. Femme, enfin femme… Douce, fragile comme ce besoin de se blottir dans un coin de rêve pour avancer. Comme cette envie de ne plus bouger et de regarder le monde vivre. Comme cette vie qui désormais serait juste… réelle.

Elle avait grandi.

 

 

 

PS: Une petite larme à l’oeil et un énorme sourire qui doit faire 4 fois le tour de ma tête, mais je profite de mettre un mot ici pour annoncer que je suis marraine depuis cet après-midi et que si je le mets ici, ma filleule en aura trace un jour. Bienvenue fillette… je t’aime déjà très fort. Tout comme tes parents et ta soeur. Allez, bats-toi championne. Tu vas leur montrer ce que c’est une guerrière miniature…