Quelque part dans les hauteurs…

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Il y a de temps à autres dans une vie, des moments que l’on hésite à programmer. Trop de risques, trop de préparation, trop de stress en vue, trop peu de temps, trop de questions, trop de tout, trop peu de réponses à tous ces « trop ». On hésite, on tergiverse, on planifie, on annule mentalement, on reprogramme tout. On se pose des milliers de questions. On n’a même pas envie d’avoir les réponses. Et puis un jour, on s’en fout.

On fonce. On se dit qu’il vaut mieux foncer qu’avoir des regrets.

Mon week-end, celui qui s’est terminé hier, a été de ceux-là. Des semaines à hésiter à programmer ça, à voir si j’en avais vraiment envie, à me demander si c’était une bonne idée. Et après décision, des semaines à voir quoi y faire, quelles étaient les possibilités d’activité. À me demander si l’infériorité numérique adultes-enfants (5 pour 2…)  n’était pas un sérieux facteur anti-zenitude en moyenne montagne…Il y a quelques semaines de ça, je recommençais doucement à marcher dans des conditions de randonnée légère, après un an d’arrêt forcé. Il y a quelques semaines, cela s’était « bien » passé mais avec une belle crise d’arythmie en moins d’une heure de marche et un genou à moitié flingué pour une descente bien brute.

Ce samedi, la marche s’est bien déroulée. Avec quelques mètres de plus que prévu pour cause d’arrêt de bus raté. Avec plus de 650 mètres de dénivelé en descente (je vous garantis que pour les genoux, ce n’est pas top même en descendant doucement). Jusqu’au dernier kilomètre. Forcément, il a fallu que je m’explose un orteil et que j’utilise mon genou pour ne pas chuter et me retenir. Les enfants ont assuré et ont marché comme des champions.

Après quelques heures de recul (et surtout de sommeil) sur ce week-end, je me rends compte que mes questions n’étaient pas les bonnes. Je m’étais posé toutes les questions du monde sauf une: est-ce que ce week-end peut, ou pas, être enrichissant ? Ceux qui me connaissent bien, savent que la patience et moi, on n’est pas très potes. Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent parfaitement que j’aime les fêtes et les amis mais que j’apprécie le calme et le silence. Grâce aux enfants présents, dont mes deux grands qui faisaient leur première randonnée avec moi… j’ai pu éprouver ma patience (et piquer quelques gueulées de temps en temps, il faut le dire) et me rendre compte qu’elle s’était améliorée sans rien dire, cette fourbe ! J’ai surtout pu constater que la montagne ressource et me ressourcera probablement toujours, même si j’ai des os et articulations quasi octogénaires. Les enfants étaient ravis de leur week-end et ne semblent pas perturbés par mes deux ou trois rappels à l’ordre.

Il y a des personnes avec qui l’on discute beaucoup et du coup, certains questionnements sont toujours les mêmes… avec certaines évolutions de langage. Ce que l’un trouve extraordinaire, l’autre le trouvera normal ou banal. Il faut juste adapter les discussions pour qu’elles ne tournent pas en rond. C’est pareil avec les questions que l’on se pose. En les posant avec d’autres points de vue mais le même objectif, on avance. Ce soir, j’ai l’impression que c’est ce que j’ai fait samedi. Avancer. Vers quel but, je l’ignore. Mais avancer.

Juste… merci.

 

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