Communauté…

« Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné. » écrivait Tolkien dans « La communauté de l’anneau »

Je ne vous parlerai pas ici de petits personnages (dont je suis presque amoureuse) littéraires ou cinématographiques ayant composé une célèbre trilogie de films… mais bien de communauté.

Pas celle, de biens, dont on parle dans certains mariages. Pas celles religieuses. Non, celles qui comptent à mon sens. Communautés d’artistes, d’artisans, d’inventeurs, de rêveurs, de bien-pensants et de fous. Rassemblements d’idéalistes sans violence, groupements d’adorateurs d’aliens et autres fantaisistes… en fait, ils ont tout compris. Oh, c’est sûr, certains sont fous et pas qu’un peu. Ceci dit, la folie c’est comme la réalité. C’est totalement subjectif selon de qui vient la définition qui lui en est donnée. Pour ma part, je trouve que la folie est cette petite chose qui fait que la vie a un côté piquant. Sans ça, ce serait comme manger indien sans épices (et je sais de quoi je parle, rien que d’y penser, j’en cauchemarderai ou me ferai un bon curry demain midi).

Enfin, tout ça pour une petite pensée avant de commencer à bosser ce soir: le sens de la communauté existe encore. Il n’est pas mort et pas près de l’être. À l’heure des réseaux sociaux et des moyens technologiques nous poussant souvent à communiquer sans le faire vraiment, il existe de petites communautés dont les membres s’apprécient, se soutiennent et même, des fois, se conseillent. Y compris sur des petits délires (le jour où vous saurez tous ce qu’est un axolotl n’est pas encore venu) ou des grandes questions sur la vie, le commerce, la famille et l’avenir.

Ce soir, là, juste avant de retourner me perdre dans mes lignes, je voulais dire merci à certaines d’entre elles. Oui oui, vous, au fond de la salle, les folles dingues qui êtes sûres que je vous parle et avez raison… Merci. Votre engagement et vos implications toutes personnelles qu’elles sont, montrent que l’individualisme n’a pas toujours lieu d’être et que la résistance s’organise.

Quant à vous qui me lisez et à qui j’impose mes mots un peu absurdes pour vous ce soir, regardez bien… Que ce soient les adorateurs de Star Trek, les fans de la coupe de cheveux de Jenifer Aniston ou les défenseurs du poireau d’hiver… vous trouverez forcément des gens qui vous feront sentir moins seuls dans votre passion.

Des fois….

Des fois, il faut savoir être reconnaissante.  Et là, je le suis.

Vous savez, je travaille au développement d’une entreprise qui ne décolle pas encore car je ne lui ai pas alloué le temps nécessaire à le faire. Je finis un deuxième roman. Je corrige mon premier roman pour sa réédition et pareil pour la réédition du recueil de textes de ce blog. C’est un travail de fourmis autant que de titan. Ce matin, j’envoie le bon à tirer du blog à mon « correcteur ». Correcteur qui, en fait, est un ami proche et dont ce n’est ni le métier, ni le loisir. Hier soir, il m’a dit ne pas avoir beaucoup de temps, chose que je sais. Je lui ai juste demandé d’y jeter un oeil s’il avait quelques minutes car ce n’était pas prévu au programme, ni dans mes projets, ni dans son emploi du temps…

Ce soir, je reçois dans un e-mail TOUTES les corrections. Il a tout relu dans la journée. 56 pages à relire, traquer la virgule et la faute restante. OK, j’en fais peu mais il fallait prendre le temps de faire tout ça. Je ne m’y attendais pas. Je m’étais préparée à ce qu’il n’ait pas le temps et qu’il reste des coquilles dans mon livre, comme dans tous. Il y en aura moins.

On m’aura tout dit en 20 ans. Utopiste, irréaliste, intello de pacotille, auteur de tiroir… et j’en passe. Jamais je n’ai arrêté. Il n’y a qu’un an que je réalise être un « vrai » auteur et c’est grâce à vous. Mais… depuis Noël et ma parution pour Edicool, c’est aussi grâce à lui, qui a su faire d’un bon texte, un excellent texte.

Tomber sur un amoureux des mots, c’est rare. Tomber sur quelqu’un capable de les corriger tout en respectant mon style, sans jamais juger mais en apposant des suggestions en phase avec le sens et l’essence des mots, c’est inestimable.

À toi, MERCI. Peut-être que certains penseront que cet article n’a pas lieu d’être… je m’en fous. C’est MON blog et c’est un bon moyen d’être reconnaissante pour le travail que tu fournis, dans un délai complètement fou (comme pour le texte de Noël, d’ailleurs). Je ne t’en aurais pas voulu, tu sais, si tu n’avais pas pu. Là, je ne peux que te dire merci. Un ÉNORME merci. Ce texte aura ton empreinte et j’en suis fière. Jamais de ma vie, je n’aurais pensé pouvoir tomber sur quelqu’un comprenant si bien ce que je souhaite exprimer, capable de le corriger sans le changer.

Il y a longtemps…

Il y a longtemps que je n’ai rien écrit de plausible ici. Ne m’en veuillez pas… je suis en pleine écriture de mon prochain roman. Je ne pensais pas, en me lançant dans ce projet en février, qu’il allait être aussi prenant, aussi titanesque et aussi usant à traiter. J’avais lancé deux autres romans. L’un des deux était bien avancé. Je comptais le fournir aux éditeurs cette année. Et puis, un soir de février, dormant chez quelqu’un, je me suis réveillée en sursaut avec la trame intégrale du roman, fin comprise. Ce sujet me travaillait déjà depuis un petit moment mais j’ignorais comment en parler et comment rendre la chose plausible et passionnante. Ce soir là, à 5h du matin à Chambéry, j’ai su. Ce que je ne savais pas, c’était la difficulté de l’exercice. Le défi est fou, complètement barge en fait. J’ai planté les deux autres romans car celui là habitait trop ma tête pour laisser une place à quoi que ce soit d’autre. Je les reprendrai une fois celui-ci fini.

Un de ces jours, tout bientôt, j’aurai fini. Et un de ces jours, vous comprendrez pourquoi j’ai déserté un peu mon blog pour écrire en moyenne 4h30 par jour depuis quelques semaines sans vraie relâche.

Bises à vous, que je n’oublie pas.

PS: la réédition du best-of de mon blog ainsi que de mon 1er roman, paraitront bientôt. Très bientôt, pour ceux qui ne les ont pas encore.