De larmes et de feu…

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Certains mots, venant des personnes à qui l’on tient le plus sur notre petite planète… sont pris de plein fouet comme des émotions non contrôlées dans la figure. Que ce soit comme une gifle ou un trop plein d’amour, souvent c’est violent.

Il y a des comportements que l’on peut avoir en réponse, blessants ou incompris. Il y a des mots que l’on aurait préféré ne pas prononcer mais que l’on a dits quand même au nom de la franchise. Franchise qui, des fois, ferait mieux de laisser part belle à la délicatesse.

Il y a des tons de voix embrumés, des absences qui se font si bruyantes que le silence n’est qu’assourdissant vacarme empli de ce vide. Il y a, au milieu de tout ce qui nous touche, des mots. Toujours des mots. Sans mots, cela se compliquerait. Pourtant avec les mots, rien de pire. Ils sont mal pris, mal interprétés, mal compris… et c’est là qu’au détour d’une phrase, on lui fait mal. À lui/elle. À celui ou celle dont on a juré de prendre soin. À celui ou celle à qui on ne voulait jamais faire de mal, un peu comme ces serments enfantins scellés d’une minuscule goutte de sang ou d’un parchemin enfoui dans le jardin familial. Un peu comme ces colliers d’amitié que certains portent encore 25 ans après les avoir reçus, en ne rencontrant en face que l’incompréhension de ceux qui ne se sont jamais attachés à rien ni personne, et encore moins à une babiole désuète et démodée.

Et là, ce grand moment de solitude. Merde. Je lui ai fait du mal. Moi. Putain mais… pas lui/elle. Pas…moi. Pas comme ça. Pas comme les autres. Ceux « qui ne savent pas ». Pas comme ces gens cherchant le bonheur partout sauf dans leur vie. Pas lui/elle….

Et là, on a qu’une hâte: tenter de rattraper le coup. Obtenir un pardon de la part de l’autre. Certes, on ne s’est pas quittés fâchés. On n’a pas raccroché un téléphone sans un au-revoir. On n’a pas hurlé. On a pu ne lâcher qu’une seule larme et pas un torrent. On a juste peur. Peur de tout. Peur qu’il/elle en garde des traces. Peur de gâcher tout ça. Peur d’avancer sans cette présence. Peur de ne pas gérer.

Je maintiens qu’il y a des choses que l’on ne devrait pas dire. Ceci dit, je maintiens également qu’il y a certaines personnes à qui on devrait le dire. Même si cela déclenche un ouragan, trois tornades et une éruption volcanique. Ces personnes là sont volcanologues professionnels. Ils sont chasseurs de tornades. Ils ne sont pas plus solides que vous et moi mais ils savent ce que l’on peut provoquer dans certains états. Quand on réalise ça, quand on a cette ou ces personnes à nos côtés, les larmes se font flammes et embrasent tout un être. On se fait feu, on devient brasier, prêt à tout affronter. Prêt à aller de l’avant quoi qu’il se passe. Prêt aussi à demander pardon, quand il le faut, et même sans que cela ne porte préjudice à des sentiments présents ou futurs. Thoreau disait: « Il n’y a qu’un remède à l’amour: aimer d’avantage ». Je pense que c’est vrai. Et que cela vaut pour chaque sorte d’amour que l’on peut vivre, qu’il soit familial, passionnel ou conjugal voir même éternel, inconditionnel.

À ceux là, je dis un grand merci. Un grand bravo, aussi… et à toi qui me lis, un merci spécial car sans toi, le phoenix serait en train de vivre un de ses dernières vies et la colombe serait en train d’agoniser, à moitié bouffée par les rapaces lui tournant autour.