Des regards et des caresses visuelles

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Il la voyait si belle. C’est vrai, elle avait des rondeurs. Beaucoup même. Et alors ? il avait coutume de dire que ça n’intéresse que les chiens, les tas d’os. Il la dévorait des yeux depuis toujours. Depuis des années. Cependant, elle mettait ça sur le compte de l’amour et non d’un désir réel. La trouver jolie, elle ? Il avait bu ? Elle ne concevait simplement pas le fait qu’il puisse la trouver belle. Trop peu de confiance en elle, trop de regards lourds de sens. Trop de critères abusifs de beauté dans notre monde de consommation de fringues tailles 34 pour 1m72. Trop de fringues taillées pour faire comprendre que l’on ne rentre pas dans le moule (et encore moins dans ce jeans qui paraissait pourtant joli).

Ce soir là, il voulait la surprendre. La faire réaliser. Qu’elle se rende compte des yeux avec lesquels il la voyait. De petites attentions en gestes amoureux, de caresses en regards, il la détendit petit à petit. De mots en mains, il fit en sorte qu’elle ferme les yeux et se laisser. Elle était entre de bonnes mains, celles de son amoureux. Il l’aimait plus que tout mais il avait envie qu’elle aussi, s’aime. Du moins un petit peu. Au fur et à mesure de ces années, il l’avait vue se dévaluer sans arrêt. Se trouver moche. Se trouver grosse. Se demander ce qu’il lui trouvait, lui qui justement lui trouvait tout.

Ce soir là, encore une fois dans le monde, un homme arriva à faire comprendre (avec la douceur dont sont capables uniquement ceux qui aiment « pour de vrai ») à sa femme, son aimée, sa dulcinée… qu’à ses yeux, elle serait toujours la plus belle. Quel que soit le chiffre sur la balance. Quel que soit le chiffre sur cette foutue étiquette de jeans.

Pourquoi je vous raconte ça ? Je ne suis pas complexée, enfin pas trop. Je me fais confiance, j’ai un égo relativement bien dimensionné sans pour autant prendre trop de place dans mes chaussures… mais ce n’est pas le cas de certaines amies qui continuent à se trouver « moins bien que moi » Euh, pardon ? C’est quantifiable, la beauté ? Certaines qui continuent à se trouver moches alors qu’elles ont la beauté de la femme. LA femme, avec des formes, des courbes maternelles, des visages heureux et les kilos heureux.

Pour elles… juste ces quelques mots. Et pour vous, qui m’avez lue.

 

 

 

 

 

 

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Joyeuse fête à vous, les amoureux !

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Bon. Soyons honnêtes. Je ne fête pas la St-Valentin et ne l’ai jamais fait. Oh, bien sûr, il y a eu une époque où j’en avais envie. Mais, je ne l’ai quand même pas fait.

Ce soir, j’ai un regain d’énergie midinette. Une envie de dire merci à ceux qui fêtent la St-Valentin. Après tout, ils contribuent à ce qu’une partie de rêve persiste. Je ne fête pas, mais eux si. Et ils y croient. Ils sont là pour faire vivre cette idée folle que, l’espace d’un soir, tous les amoureux peuvent célébrer leur amour en même temps. Oh,  ne vous méprenez pas, je ne parle pas de sexe mais bien de sentiments. Bien sûr, il y a ceux qui diront qu’on n’a pas besoin d’une fête pour célébrer le fait qu’on est amoureux. Bien sûr, il y a ceux qui diront que c’est une fête commerciale et blablabla.

Mais en fait, on s’en fout ! Le fait est que, ce soir là, ils sont là. Eux, à deux. Couples hétéros ou homos, on s’en fout ! ils sont là, ils sont amoureux, le montrent en sortant dans des endroits où les commerçants auront réussi à donner envie d’aller. Ils le montrent entre eux, en privé. En faisant un bon repas, un faisant une surprise, un cadeau. Des fois ils utiliseront le prétexte de la fête pour en faire un alors qu’ils auraient pu le faire toute l’année mais cherchaient une excuse pour le faire. Des fois, ils n’offriront rien qu’une étreinte et un baiser. Mais ils seront là. Amoureux. Comme chaque jour. Ils seront face au monde, face à leur univers. Et ça, le fait de ne pas croire en la St-Valentin, ne peut pas le leur enlever. On peut ne pas croire en une fête. Ils croient simplement en l’amour.

Certes, on va me dire que c’est une notion désuète et dépassée et que les émotions, ça se modernise, les mots et les méthodes aussi. Je ne sais pas si je suis d’accord ou pas, mais de toutes façons, mon côté midinette va se réveiller ce matin (j’écris à 00:30) en faisant un petit sourire discret en croisant des amoureux. Discret. Ne pas les réveiller, ne pas les tirer de leurs rêveries. Ne pas les déranger. Juste faire un petit sourire en coin qui dit « je n’approuve pas la fête, mais… que vous êtes beaux ! »

À vous, les amoureux, bonne fête.