S’élever encore…

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Franchement, soyons honnêtes, il y a certaines personnes, qui sont nombreuses… dont nous n’accepterons jamais la moindre remarque ou critique. Toutes façons, celles-là, ce n’est pas leur rôle et même si elles pensent le contraire, ça ne le sera jamais. Ces personnes là, se donnent de l’importance en nous pourrissant la vie à coup de « tu sais, je ne veux pas me mêler de ça mais…. »   bah, mêles-toi en pas alors ! Ces personnes là sont à ranger très loin dans un tiroir poussiéreux et les y laisser croupir.

À côté de ça, il y a les personnes dont on a plaisir à écouter les conseils, surtout pour ne pas les suivre. Les amis plus ou moins proches, ceux qui aiment ce que l’on fait mais sont un peu jaloux des fois. Ceux qui ne sont pas jaloux mais estiment que c’est facile à faire et donc, que l’on peut bien mieux faire sans le moindre effort, suffit « de s’y mettre ». Ceux-là, on ne les range pas, mais on les écoute d’une seule oreille, histoire de ne pas être tentés de leur répondre « Essaie à ma place et après, tu reviens me faire ch*** »

Viennent ensuite ceux, dont l’avis nous importe vraiment. Ceux qui peuvent se permettre, au nom d’une amitié et d’une franchise établie, de dire même du mal sans que l’on s’en formalise… Heureusement, ils sont rares. Sinon, nos nerfs finiraient par en pâtir.

Et de temps en temps, dans une vie, apparait, ou apparaissent (mais c’est quand même rare d’en croiser plusieurs) une personne avec laquelle se crée un lien tel que la moindre critique, remarque ou même compliment…. est assimilé avec la force du centuple. Chaque mot négatif fait l’effet d’une gifle aller-retour, chaque compliment propulse vers les nuages. Et une fois les émotions passées, on se rend compte que l’on a réagi trop fortement, en bien ou en mal… mais que c’est une remarque ou un compliment, qui peut faire avancer. On se calme quelques minutes, on s’excuse si on a mal réagi, et on avance, encore et encore. C’est avec cette personne là, ou ces personnes, que c’est dur à gérer de temps en temps, car les émotions prennent le dessus avant que la raison fasse admettre qu’elle ou elles, ont raison. Certains volcans s’éveillent,  les passions se déchainent, on dit des mots que l’on n’aurait pas du prononcer…. et après, on se rend compte que, non seulement ils sont justes mais qu’ils sont aussi preuves d’amour ou d’amitié (et je ne fais là aucune allusion à une chanteuse québécoise et l’un de ses titres).

Grâce à de telles personnes, à nos côtés contre vents et marées, prenant le risque de la vexation passagère, étant sûres de nos partages et du fait que cela n’ébranlera aucune force entre nous… que l’on peut chercher à atteindre l’élévation.

Je pense qu’une personne que je connais, en lisant ça, va prendre l’article pour elle. Et elle aura raison. La réflexion avance, j’avance aussi et j’espère être et rester digne de ses remarques qu’elle qu’en soit la teneur… Toi, à qui je parle, au travers de mots qui sont pour tous… sache que j’y tiens. Je n’y renoncerai pas… ni à toi, ni à ces mots qui sont l’essence même de ce qui nous lie.

Vous, qui me lisez… faites attention autour de vous, vous avez certainement quelqu’un comme ça dans votre entourage.

 

Ecris..

 

Ce soir, je voudrais vous faire lire un vieux texte à moi. Un de mes préférés, si ce n’est mon préféré de tous. Il me parle encore, encore et toujours. J’ai du mal à réaliser qu’un soir d’insomnie, je l’ai écrit. Peut-être vous parlera-t-il aussi ?Image

 

« D’un geste de laisser-aller, elle bascula la nuque vers l’arrière… ses cheveux lâchés qui rejoignaient son dos et ne ressemblaient plus à l’ordre convenu.
       D’un doigt, elle repoussa une mèche voulant s’incruster dans son champ de vision.
Elle se pencha sur son écran, religieusement, avec la volonté de mettre des mots sur la vie et sur ses sentiments, sur elle, sur ce qui fait son monde. Inventer un nouveau monde s’il le fallait.
       Elle entreprit d’écrire. Peine perdue. Ses pensées étaient sous hypnose.  Ses mains ne lui obéissaient plus. ECRIS, leur dit-elle. En vain.
       Elle se perdit dans les vapeurs de sa tasse de thé. Se noya, au moins trois fois. Puis revint à elle et se mit au clavier. Pour rien.
      Puis, une image lui traversa les yeux, transperça sa tête et se fixa sur son coeur. La même que d’habitude. La puissance du cygne, l’élégance des flammes et les couleurs de l’enfer.
      Les lettres formèrent à nouveau des mots. Les sons devinrent ce qu’ils sont de mieux: un écho de ce que doit être le bonheur. Le fluide d’un alphabet si apprécié revint. . . Elle réscussitait.
      Ce n’était pas un phoenix, puisqu’elle n’était point morte. Mais faut-il être mort pour revivre…? Elle ne le savait pas, elle ne savait rien, en fait. Rien. Du tout.
      Etait-ce cela le secret de la vie ? Ignorer…   
La seule chose qu’elle savait était qu’elle trouverait la réponse un jour. Peut-être à sa mort. Peut-être avant. Mais qu’elle chercherait cette réponse jusqu’au fin fond des abysses de la mémoire humaine.
      Elle craqua une allumette, alluma une bougie et laissa la flamme la transporter, sans savoir où elle mènerait. Le mystère est une des passions que la vie ne peut pas nous enlever »

Au clair de la terre…

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Au clair de la terre…. de temps en temps, un signe, une voix, une humanité qui se réveille.

 

Ce blog n’a rien de politique et n’en prendra jamais le chemin. Pourtant, ce soir, une envie de réflexion. Une envie de sourire, de croire, de me dire qu’après tout… l’Homme existe encore, tel que l’on imagine qu’il doit être, dans les romans et les rêves. Ou, sans aller si loin, que la Justice, de temps en temps aussi, fait son oeuvre.

Oh, bien sûr, vous savez de quoi je parle. De cette libération annoncée, incroyable, après sept ans de rebondissements et politisations diverses. Après des années d’attente, d’espoirs déchus et de doutes raisonnables mais injustes. Elle est libre. Libre, vous avez dit ? Elle ne le sera jamais. Le mal est fait. Mais je pense que respirer l’air qu’elle choisira… habiter où elle veut, ne plus être dépendante de bouts de papiers qui décident de son avenir à sa place, dictés par des preuves un peu inventées et des magistrats un peu empruntés… elle le mérite. Rien que pour ne jamais avoir abandonné. Même si elle l’a dit plusieurs fois, qu’elle ne savait plus comment tenir. Mais à sa place, combien n’auraient jamais tenu ces sept ans ?! Cette guerre a été mentale, politique, judiciaire.

 

Ce soir, j’ai envie de vous dire que ça met les frissons. On aura jamais le fin mot de l’histoire, les médias mexicains et les nôtres racontent bien ce qu’ils veulent et nous n’avons aucun moyen de savoir la vérité. En plus, selon qui la raconte, elle a souvent plusieurs visages, la vérité. Non, ce que l’on retiendra, c’est l’émotion de ces mots: « elle est libre ». Retenez bien ça, car des femmes comme elle, il en croupit partout en prison dans le monde, et elles n’ont pas toutes la chance d’avoir un appui politique ni un peuple derrière. Des hommes en prison, injustement, il y en a partout. Mais, ce soir, contentons-nous de voir un espoir. Celui que la Terre et ses habitants ne sont pas tous idiots et que certains ont le courage, ou la raison, de voir plus loin que les soit disant preuves.