Ecrire

Écrire jusqu’à sauver le peu de neurones qui me restent…

De la folie à la raison. Du manque à la poussière… des vides à l’incohérence…

De toi à nous… de nous à chacun ensemble…

Le néant qui saute à la gorge, les nerfs qui dirigent les doigts et dictent la pensée autant que les mots.

 

Tout et rien, surtout rien. Rien mais tellement…

 

Un jour, la folie restera. Ce jour là signera la renaissance d’un cerveau qui s’embourbe de temps en temps le soir sans prévenir… entre soupir et coeur qui lâche… Entre certains manques qui coupent le souffle et d’autres qui étouffent le peu d’oxygène restant… Pour renaître, il faut sûrement mourir avant ? Non non, je ne vais pas me suicider. Du tout. Mais chevaucher la vie jusqu’à ce qu’elle finisse par m’emporter là où elle veut, sans que je continue à lutter…

 

Le seul danger ? Vivre.

 

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Des dates et des symboles…

Pourquoi le 7 septembre ?

 

ça aurait pu être le 13, le 14, le 15, le 16, le 19… ou le 30. Mais non, le 7.

Il y a des dates qui ne s’expliquent pas mais qui s’imposent d’elles-mêmes.

 

Il y en a d’autres que l’on choisit.

 

Et il y a celles qu’on choisit, parce qu’elles se sont imposées et que du coup toutes les autres dates sont rangées au placard, déprimées et se demandent à quoi elles servent.

 

7 septembre. ça DOIT être cette date. Une date de coeur. Une date de symboles et de liens. Une date forte, qui ne peut que rester dans ma mémoire.

 

…mon roman sera fini. Relu, envoyé à l’éditeur. Le 7 septembre, et pas le 6 ou le 8.

 

Un défi n’en est pas un, dès lors que je l’adopte. Je l’honore…

 

Ce soir là

Ce soir là, il avait hésité des heures.

Une soirée des plus magiques, un bon repas. Une centaine de regards échangés et des mots autant volatiles que subtils…

Après ça, Caryl ne verrait plus Mauricette.

Plus avant des semaines, des mois.

 

Mais comment lui dire. On ne dit pas ces mots après quelques semaines, quelques jours. On les construit, on les vit. Pourtant il fallait qu’il les lui dise. Il le fallait vraiment. Ne pas la laisser partir sans qu’elle le sache…

 

Il avait voulu le dire à l’apéro. Puis au repas. Puis au dessert. Il avait hésité lors de leur balade digestive. Il avait songé à le faire en fermant la portière de sa voiture. Paralysé.

Et là, devant sa porte d’hôtel, quelques heures avant son départ… il le dit. Sans un son. Lire sur les lèvres, elle devait savoir faire.

« Je t’aime… »

Aucun son n’était parvenu à sa bouche. Son coeur s’était arrêté dans son regard, sa respiration ne reprendrait que demain…

 

Elle n’avait pas pu répondre. Juste.. le serrer dans ses bras, si fort que des fourmillements traversaient ses mains… Il l’avait dit… et elle repartait.