Défibrilateur ! On va la perdre !

Est-ce que ça se soigne, une muse ?

Imaginez un instant la scène.

 

Une ambulance. Des gens qui s’affairent autour d’un brancard.

Une arrivée en trombe devant la porte des urgences.

– Oui ? C’est pour quoi ?

– Accident grave. Personne impossible à identifier.

– Mais.. il n’y a personne sur ce brancard. Vous avez fumé quoi ?

– Si si ! C’est une muse ! Ne me dites pas que vous n’en avez jamais vu ?

– Une… muse ?!

– Oui ! Inculte ! Arrêtez de palabrer et allez chercher de quoi la soigner. Si on la perd, c’est des milliers de mots qui vont mourir avant même d’être nés.

 

Peut-on poser un pansement sur une image de muse vacillante ? Peut-on la soigner ? Comme un cataplasme de mots, qu’on poserait doucement sur ce qu’elle représente, afin de lui insuffler ce qui lui manque d’énergie pour qu’elle revienne en forme…

 

Je vais essayer. Si ça marche, je vous dirai. Car une muse malade, il n’y a rien de pire. Bien sûr elle est toujours là. Mais malade. Donc soufflant des mots qui ne sont pas ceux qui correspondent à sa joie habituelle.

 

Allez. Avec moi. Créez un pansement… Elle ira bientôt mieux.

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Des fois…

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Des fois on pense que la muse est partie en vacances. Se dorer la pilule au soleil, les pieds dans une eau turquoise pour oublier qu’elle nous sert jour et nuit.L’asservissement littéraire.

Des fois c’est vrai,en plus.

Alors on la maudit, on se dit qu’on fera sans. Que des tas de gens prétendent écrire sans la moindre inspiration. Que des centaines de gens n’aiment pas écouter leurs rêves et les coucher sur papier.

On se dit que plus jamais on ne lui fera confiance et qu’elle n’a qu’à rester là où elle est.

On rage, on regarde du papier qui reste blanc, un document word qui ne se remplit pas. Un roman qui n’avance pas. Et on se dit que toutes façons, ça ne sert à rien puisque de nos jours, personne ne lit. Que le papier c’est désuet. Que la folie des mots n’atteint que ceux qui en sont touchés depuis tout petits… Que les nouveaux lecteurs, c’est rare. Que ceux qui s’éveillent tardivement sont plus critiques. Que les yeux de ceux qui rêvent, ont déjà vu bien mieux que nos lignes.

 

Et un jour, elle frappe à la porte de notre esprit. Elle pose ses valises. Elle revient.

 

Elle s’installe.

 

Et là, comme un craquement d’allumette, l’osmose revient. C’est comme une étreinte entre douceur et bestialité qui reprend. Un retour de flamme. Une renaissance de mots, la résurrection des rêves de papier. Le frisson qui parcourt chaque centimètre de peau. La caresse d’une inspiration familière, l’exaltation de son retour..  L’odeur des livres qui prend à la gorge et appelle à s’y noyer.

 

Elle avait besoin de vacances, comme notre esprit, qui lui n’a pas vraiment le choix.

 

Muse, je l’ai déjà dit, amuse-toi. Jongle avec mes mots et rêves, dompte mes pensées pour les lancer sur papier et écran…. et bienvenue chez toi.

Quand l’inspiration étouffe…

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Quand l’inspiration étouffe, c’est tout un souffle qui manque.

Un souffle de vie, de mots, de coeur.

Pourtant, il suffit d’un rien. Un regard, une phrase, une blague, une lettre, une discussion ou même un appel en absence sur un téléphone… pour tout relancer.

Oh non, elle n’hiberne pas, ma muse. Elle se terre, se repose pour mieux s’enflammer d’un coup.

D’une étincelle à mon clavier, du crépitement débutant au brasier sans fin… il n’y a qu’un claquement de doigt, un battement de cils.

Alors ne vous en faites pas. Je suis encore là. La braise reprendra sans prévenir, quand la fatigue et les virus auront lâché ma peau et mon esprit. Quand j’ouvrirai à nouveau la boîte de Pandore pour laisser les idées courir dans mes rêves de papier.

 

Phoenix j’ai souvent été… renaître je ferai. Encore… toujours, à nouveau. Dans chaque mot, ce souffle de muse aura sa place. Comme un soupir qui aide à reprendre la sérénité là où on l’a laissée.