Routine, mon amour

Depuis des mois, je n’ai de cesse de tomber sur des articles appelant à changer de vie. À casser la routine. À vivre l’aventure. À cracher sur tout ce qui peut créer de petits bonheurs « parce qu’on veut plus grand »

Je vois des gens se transformer en gourous. D’autres crier partout que « juste avoir un job, ce n’est pas une vie »

J’en ai marre.

Vous savez que j’ai une vie bien remplie. Des fois chiante. Toujours prenante.

Mais savez-vous qu’avoir un job, payer mes factures, faire un an sans tribunal, rentrer embrasser mon homme, appeler mes enfants, avoir le droit de glander, cuisiner en famille, partir camper et un jour acheter une petite maison isolée et avoir un chien et un potager… Tout ce que vous considérez comme chiant à mourir… Représente ma routine idéale ? Ma vie enfin calme ? Mon idée du bonheur ?

Arrêtez de croire que tout le monde veut casser la routine.

Arrêtez de croire qu’elle est toujours malsaine.

Et arrêtez d’encourager des gens à qui cela convient très bien à tout quitter pour suivre votre idéal. Soit disant parce qu’il faut prendre des risques.

Il y a ceux qui veulent 0 attaches, un sac à dos et voir le monde.

Et il y a ceux pour qui les attaches, la famille et un monde tout en cocooning, est parfait.

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Bye bye 2017

Salut tout le monde,

Je pourrais faire un bilan détaillé de l’année qui finit mais rien que d’y penser, cela me fatigue.

C’est une de ces années « battement de cils ». Un battement et paf, on est deux vies plus tard.

2017 aura été mouvementée dans mon petit chez-moi. Des démarches, des guerres qui n’en finissent pas, des petits pas pour aménager notre nid à notre image… Mes enfants dont deux sont à présent plus proches de l’âge adulte que de l’enfance et un qui grandit en étonnant les grands tant il est brillant…

Un nouvel emploi, prenant, passionnant…avec des patrons résolument humains et des collègues sympas et l’espoir de passer mon temps d’essai.

Des projets ? Toujours les mêmes.

Mais si je devais relever un point de cette année, ça serait ça:

Grâce à l’Homme merveilleux dans ma vie, les traumatismes s’amenuisent. Ils se résorbent. Lui, morfle encore quand ils réapparaissent et me posent en défensif. Mais il est patient, doux, aimant, présent pour les enfants et moi. Et ça, même avec nos galères, c’est précieux. On a une syper famille rafistolée.

Et quand on entend rire les trois enfants aux éclats dans la chambre alors qu’il y a eu des malades… On se dit qu’on a réussi notre année.

Je vous souhaite une bonne année. Faites-en ce que vous voulez, tant que vous pensez à remplir de vie ces instants qui sont les vôtres.

On a tous une fabrique à souvenirs à faire tourner. Petits sourires et grands moments feront d’elle une entreprise prospère.

Je vous embrasse fort. Passez bien le cap. Pour ma part, l’option « lit + tisane » sera la bonne. Et ce sera avec plaisir.

Le virtuel et moi… Et nous.

Je sais, j’écris peu. Mais il n’en reste pas moins que parfois, j’ai des choses à dire.

Nous vivons à une époque connectée. Je n’aime pas les objets connectés en tous genres mais je suis bien utilisatrice de mon smartphone.

J’apprends à mes enfants la prudence sur le net. Du moins, mon Homme et moi faisons notre possible pour qu’ils soient conscients des dangers. On est des geek gamers ici. Le virtuel, ça nous connait. C’est pour ça qu’on insiste. Et il y a des ratés car cumuler adolescence, interdits et prudence, c’est pas inné.

Mais là, c’est d’adultes dont je veux parler.

Je me suis inscrite il y a un mois dans une communauté en ligne. Le point commun ? Toutes des femmes, maman pour la plupart, voulant parler sans tabous. Forcément, ça a parlé de cul, de mecs, de nos problèmes quotidiens. J’ai bien ri. Souvent.

Et là, un jour, je leur dis que mon ex me gave. Sans autres détails. Juste comme ça. Un peu comme si j’étais rentrée après une dure journée de boulot.

Et on m’a demandé des détails. Pluuuuus de détails. J’ai refusé, en évoquant mon droit de ne pas tout dire devant 1300 inconnus, sur le net.

Du coup, les frustrées de la psycho de comptoir ont dit que sans détails, mon histoire n’existait pas. Que je DEVAIS tout dire sinon j’étais mythomane.

C’est moche la vie par procuration.

J’ai quitté la communauté.

Je ne dois rien. Si je vous écris, que vous me suivez, que je partage des fois des pans de vie… Ça ne veut pas dire que je vous invite à être mes colocataires et à tout savoir de ce qui se passe dans ma vie, ma cuisine ou ma chambre à coucher.

Les consignes que je donne à mes enfants, je les suis aussi. Pas toutes car je suis adulte. Mais j’en suis.

Il y aurait pu avoir un ex dans ce groupe, ou sa nouvelle copine. Ou sa mère. Et là, en donnant des détails précis en public, chose que ces dames exigeaient, j’aurais été punissable par la loi.

J’aime partager avec vous. Certains contacts virtuels (mon Homme par exemple) sont devenus mes plus belles rencontres.

Mais dites-vous que de nos jours, n’importe qui peut se cacher derrière un écran. Donner des détails à 1300 personnes, c’est et ça restera irresponsable.

Et je ne le suis pas.